Je viens de reprendre mon message sur nos amis les hommes et leurs détails qui tuent …
C’est marrant comme j’y ai complètement éludé une partie de la question : Et nous ? Et moi ? Qu’en est-il de nos défauts infimes, mais bien rédhibitoires ?
C’est facile de faire des inventaires de nos mauvaises surprises, et c’est vraiment marrant quand elles sont ridicules. Mais, en ce qui me concerne, est ce qu’on m’aurait déjà quittée pour une si futile et mauvaise raison ? Est-ce que des pans de mon intimité sont ainsi exposés sur la toile, juste pour faire rire ?
C’est vrai que c’est chouette de faire la maline, mais après tout, y’aurai de quoi dire (rire ?) sur ma personne, j’en ai bien peur …

- Au niveau du look, c’est pas beaucoup plus glorieux. J’adore les fringues, mais j’ai un budget habillement proche de zéro. D’où certains écueils … (bas de jeans en lambeaux (parce qu’en plus, j’ai souvent la flemme de faire les ourlets), fringues pas toujours assorties ou un peu tristouilles (quand j’achète mon pull de l’année, autant le prendre noir pour être sûre de le coordonner avec tout le reste), récup’ pas toujours heureuse (je crois que j’ai traumatisé un mec une fois avec mon bonnet à pompon tricoté il y a vingt ans par ma grand-mère. Sinon j’ai des potes qui me filent systématiquement les fringues dont elles se débarrassent. C’est souvent des trucs sympas, en bien meilleur état que les miennes. Le souci, c’est que les nanas en question font au moins une taille de moins que moi. D’où l’effet hypra moulant/ventre qui dépasse du pull.)
- Culturellement parlant, il m’arrive d’avoir des lacunes vraiment surprenantes (« C’est où Jérusalem déjà ? » « Les Doors ? C’est connu ? »)
- J’ai rarement mieux à proposer qu’un coup dans un bar quand il s’agit de choisir une sortie. (et quand je me retrouve embarquée quelque part où il faut danser, c’est la panique !)
- Je suis vite gênée en société, et quand je suis gênée, je sais pas quoi faire de mon corps. La grâce me fait défaut, la salope ! (gaffes, chutes, trébuchages, …)
- Je m’applique à manger la peau de mes doigts depuis des années. J’ai les premières phalanges en gruyère. Et comme je fume, en plus, elles jaunissent …
Mais bizarrement, plus j’allonge la liste, plus mes espoirs de trouver un mec bien prochainement se réduisent …
Par contre avec ceux qui me laissaient indifférentes, qu’on finisse par se retrouver ensemble ou non, j’ai laissé mon naturel s’exprimer, c’est le moins qu’on puisse dire. J’ai même du aller un peu loin dans le naturel parfois. (« Tu m’excuse, je te parle pas en face, j’ai bu trois cafés, fumé un paquet de clope et fini le saint nectaire avant de partir de chez moi, et j’ai sauté l’étape brosse à dents ! » « Oh la la la ! Si je me rase pas rapidement, on va pouvoir me faire des dread-locks ! ») Et pensez vous que ça les aurait fait fuir ? Point du tout ! Certains sont même tombés amoureux …
Qu’est ce que je peux en tirer ?
- les hommes aiment les femmes sales, sans classe et empotées
- j’ai certainement un lot de détails qui tuent dont je ne soupçonne pas même l’existence, mais qui ont pourtant poussé les hommes de ma vie à me quitter (alors je veux la liste noire !)
- c’est pas pour des détails qu’ils sont partis, mais pour des vraies raisons, et des vrais bons gros défauts (mon Ex m’a larguée peu de temps après avoir découvert que je n’envisageais pas de fonder une famille avant dix bonnes années)
- parfois les hommes nous quittent pour des raisons qui leur appartiennent, sur lesquelles on n’a malheureusement aucune prise (Alors des fois, « je suis pas prêt à avoir une relation en ce moment », c’est vraiment vrai ?)
- peut être même qu’il arrive qu’ils partent sans qu’il soit question de défauts. Ils sont pas amoureux, un point c’est tout. (Un de mes derniers chéris avait tout du gendre parfait beau/riche/intelligent/respectueux, cependant j’ai coupé court au bout de quelques mois, parce que je ne ressentais rien de plus que de l’indifférence à son égard.)
- les hommes sont des spécimens de la nature auxquels je ne comprendrais décidément jamais rien. (finalement, si je ne devais retenir qu’une chose, ce serait bien celle là …)
Mais pourquoi ce questionnement ?
Parce que j’ai l’impression qu’un des mecs qui gravite autour de moi en ce moment voudrait bien faire un peu plus que graviter. C’est pas un mec pour lequel mon cœur s’est emballé dès notre première rencontre, et en général, c’est pas très prometteur. Mais en faisant plus ample connaissance, j’en arrive à envisager d’être avec lui. (Envisager, hein ! C’est tout pour l’instant !)
Les deux dernières fois où je me suis lancée dans ce type de relation en me disant qu’après tout, je tomberai ptêtre amoureuse dans la foulée, je me suis trouvée embarquée dans un truc dont je n’arrivais plus à me dépatouiller. J’ai pas spécialement envie de remettre ça une troisième fois, donc j’essaie de me poser les bonnes questions avant. (« Est-ce que c’est vraiment le genre de type avec qui je pourrais vivre un truc chouette ? »)
Me voilà donc en train de peser le pour, le contre … On a déjeuné tous les deux hier midi (c'est-à-dire entre l’écriture et la publication du message sur les détails qui tuent), et j’étais vraiment en très grande forme (vêtements douteux, douche lointaine, et pas très élégante dans ma façon de manger ma salade basquaise rapidement, en parlant). Il m’a invité malgré cela (à condition que je lui paye un verre une prochaine fois), et m’a ramenée du boulot le soir.
Mais bon, c’est bien gentil de faire la fine bouche, de passer au crible ses détails qui tuent à lui. Si ça se trouve, j’ai déjà mis les pieds dans le plat sans même le savoir. Le jour où je vais décider que oui finalement, il ferait bien « homme de ma vie » ce jeune homme, j’aurai tellement mis le paquet sur le naturel qu’il sera déjà loin.
Le célibat a de beaux jours devant lui, c’est moi qui vous le dis.
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